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Madame, Monsieur,

 

 

 

La prolifération des armes nucléaires est un danger. Leur utilisation, volontaire ou accidentelle, menace la planète et l’espèce humaine. Il y a urgence à les éliminer.

Le désarmement nucléaire est une obligation du droit international prévue par l’article VI du traité de non-prolifération (signé par la France le 1er juillet 1968 et entré en vigueur le 5 mars 1970) et rappelée par un double avis de la Cour internationale de justice de La Haye, à l’unanimité, en 1996.

Les doctrines militaires ont dangereusement évolué vers une banalisation de l’arme atomique. En maintenant son potentiel, en voulant la miniaturiser, le risque d’utilisation incontrôlée est augmenté et la France n’échappe pas à cette évolution.

Plaider pour un monde sans armes nucléaires n’est pas un rêve naïf mais un objectif politique ambitieux et réaliste.

« L’assurance-vie » de la France est de soutenir un processus contrôlé d’élimination des armes nucléaires en adhérant au modèle de convention d’élimination déposé à l’O.N.U. par le Costa Rica et la Malaisie, comme document officiel de l’Organisation internationale. Un vote de l’Assemblée Générale de décembre 2007 concernant le début de discussion sur ce modèle de convention a reçu le soutien de 127 pays. Curieusement la France a voté contre.

C’est pour que cette arme capable de mettre en péril des milliards d’années d’évolution qu’une soixantaine d’organisations françaises se sont rassemblées au sein de la campagne internationale « I Can » pour que le désarmement nucléaire devienne une réalité.

A cette fin un « tour de France de la flamme de l’abolition des armes nucléaires» est passé à Dijon le 1er mars. Cette flamme partie d’Hiroshima et de Nagasaki en août 2009 rejoindra New York en mai à l’occasion de la conférence d’examen du traité de non-prolifération. Elle reviendra à Dijon jeudi 18 mars à 18heures place François Rude.

Nous vous demandons, dans l’intérêt de la France, de soutenir la démarche des mouvements pacifistes rejoints par d’anciens premiers ministres ou par Pierre Joxe, ancien ministre de la défense (B.P. du 8/03/2010). Parce que le désarmement nucléaire, c’est maintenant, pour qu’on en finisse avec l’ère de l’extermination massive, faisons qu’il devienne une réalité.

Dans l’attente d’une réponse positive de votre part, veuillez accepter, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.

 

 

La Présidente,

F. Faitot