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PROCHE-ORIENT :

POUR UNE PAIX JUSTE ET VERITABLE


 


Le Proche-Orient a suffisamment souffert pour que les dirigeants de cette planète trouvent la volonté d’imposer la Paix à cette région du monde. Voilà 60 ans que la Palestine attend de vivre sur son territoire, dans la dignité et le respect.

 

Israël a bafoué le droit humanitaire et multiplié les crimes de guerre. L’horreur s’est abattue sur le peuple palestinien à Gaza.

 

Exprimer notre condamnation ne suffit pas. Obtenir la fin de cette agression ne suffit pas non plus.

 

L’impunité d’Israël lui permet de poursuivre ses violations du droit international depuis des décennies. Le siège continue, l’occupation et la colonisation se poursuivent. Alors que des sanctions et un blocus impitoyable ont été infligés à Gaza depuis l’arrivée du Hamas au pouvoir, nous ne comprendrions pas que des sanctions, en particulier économiques, ne soient prises contre l’Etat d’Israël, notamment par l’Union européenne.

 

C’est parce que les droits nationaux du peuple palestinien sont bafoués depuis tant d’années qu’on en est là.

 

C’est parce que le droit international, les résolutions des Nations Unies, les accords d’Oslo, la Feuille de Route, les accords d’Annapolis, et j’en passe, sont restés inappliqués qu’on en est là.

 

C’est parce que cette politique a été soutenue en permanence par les Etats-Unis qu’on en est là.

 

C’est parce que la France, l’Union européenne n’ont pas eu le courage de choisir une vraie politique de paix qu’on en est là.

 

Force est de constater que l’intervention militaire israélienne n’a rien résolu, ni militairement, ni politiquement.

 

Le Mouvement de la Paix veut donner toutes ses chances à la Paix.

 

Une paix véritable, c’est un Etat palestinien à côté de l’Etat d’Israël : un état souverain, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-est pour capitale, avec le droit au retour pour les réfugiés et la libération des 10 000 prisonniers politiques.

 

La Paix se construira par le dialogue à partir d’un cessez-le-feu total, du retrait des troupes israéliennes du territoire de Gaza avec la mise en place d’une force de protection internationale sous l’égide de l’ONU, la suppression du blocus, l’arrêt des colonisations en Cisjordanie, la démolition du mur, le retour des réfugiés, la restitution des terres annexées. Ce sera l’assurance pour les populations palestinienne et israélienne de vivre libre et en sécurité.

 

Alors, après la guerre qu’est-ce qu’on fait ?

 

Il faut que notre mobilisation, dans le cadre du collectif unitaire « Pour une paix juste et durable » continue de jouer tout son rôle pour rassembler, mobiliser, faire bouger les lignes.

 

Continuons pour que la France et l’Union européenne se sentent obligés d’abandonner toute gesticulation, toute complaisance indigne et agissent vraiment pour la justice et pour la paix.

Le 10 janvier, des centaines de milliers de personnes à travers le monde, y compris une minorité courageuse d’Israéliens anticolonialistes en Israël, ont condamné avec force l’agression israélienne mais aussi la conduite des dirigeants qui l’ont permise. La mobilisation doit se poursuivre au moment où, comme à Charm el-Cheikh, Paris et les occidentaux se rangent aux conditions imposées par Israël.

 

Toutes les solutions existent pour assurer une paix juste et durable au Proche-Orient. Il suffit de la volonté politique de les mettre en œuvre.

 

« Nous appelons tous les acteurs de la société à se saisir de leur pouvoir de citoyen pour mettre fin aux guerres et au militarisme … »  Message du Congrès de Dijon