Salah
HAMOURI, un "terroriste" ?
et bien
non, voici un rappel du dossier de Salah

Le Bureau
National de Vigilance contre l'antisémitisme
en appelle au CSA parce que François CLUZET a osé parler de
l'incarcération et du silence entourant Salah HAMOURI, citoyen
franco-palestinien détenu depuis quatre ans dans les geôles de la seule
démocratie du Moyen-Orient....
Alors, NON,
Ca SUFFIT !
Nous ne laisserons pas faire, défendre la justice, la vérité
et parler de Salah Hamouri, détenu depuis plus de 4 ans dans les geôles israéliennes,
ainsi que 11 000 autres personnes, dont des femmes et des
enfants, n'est pas faire de l'antisémitisme, d'ailleurs l'UJFP, l'Union Juive Française pour la Paix est dans ce combat de
justice concernant Israël
et la Palestine
!
Voici une lettre de Salah.... datant de quelques mois
"il y a des gens comme vous....
qui ont une position courageuse,
qui défendent la liberté,
et qui ont choisi la voie de la justice
et de l'humanité .
Denise Hamouri
Le "plaider coupable" made in Israël
"S’il est en prison,
c’est qu’il
a dû faire quelque chose."
Ceci est la réaction
normale de toute personne quand elle entend que quelqu’un est derrière les
barreaux. Et si on lui dit que le prisonnier a choisi de "plaider
coupable", c’est donc qu’il est coupable…
C’est clair comme de l’eau de roche.
En Palestine, la situation est très différente et peut paraître parfois
compliquée vue de l’extérieur.
Voici tout d’abord un extrait
de l’acte d’accusation
contre SALAH :
" Le 10 avril 2008, les parties ont présenté un accord négocié (sic)
aux termes duquel l’accusé reconnaissait l’arrêté d’inculpation modifié et les
parties sont tombées d’accord (sic) sur une peine incluant un emprisonnement
effectif d’une durée de sept ans.
"Comment un tel accord" est-il
possible ?
C’est incroyable pour
quiconque vit dans un État de droit, même en apparence…
·
C’est que SALAH, comme 95 % des prisonniers
politiques palestiniens, a suivi les conseils de son avocate. Il a "
accepté " cet " accord négocié " pour éviter d’avoir une peine
plus sévère pouvant aller jusqu’à QUINZE ANS DE PRISON comme cela lui a été
clairement présenté.
·
Ou tu " plaides coupable et c’est sept
ans, ou bien ce sera le double ". Cela, en bon français, s’appelle un
CHANTAGE !
·
Il faut ajouter que cet " accord "
a été proposé après trois années passées devant les tribunaux militaires sans
qu’aucun jugement ne soit rendu puisqu’il n’y avait AUCUNE PREUVE.
Pour faire bonne mesure,
la France s’est contentée de demander que SALAH soit jugé "
rapidement ", reconnaissant de facto une juridiction illégale
d’occupation, sans demander aucunement qu’il soit libéré à la différence
notable de Shalit et d’autres.
Quand, le jour de la dernière audience, le juge militaire lui a
demandé ce qu’il avait à dire, SALAH a simplement déclaré
être d’accord avec son avocate. (...)
Il n’a rien dit de plus.
Il n’a présenté ni excuses ni regrets au juge, ce qui a un peu
" dérangé " madame Rama Yade, qui a écrit dans un
courrier : " Le juge a relevé que monsieur Hamouri n’a exprimé aucun regret
et l’a condamné a une peine de sept ans de réclusion. "
·
Madame Rama Yade n’a
pas été troublée par l’injustice, la méthode israélienne utilisée et la
sévérité de cette peine de sept ans.
·
Mais elle aurait trouvé normal et nécessaire
que SALAH, en
plus de s’accuser faussement, baisse la tête devant un représentant de
l’occupation !
"
Excusez-moi
de ne pas accepter
votre occupation ! ",
en somme.

SALAH
et les autres prisonniers politiques palestiniens
ne s’inclineront pas devant l’occupant,
madame la secrétaire d’État aux Droits de l’homme !
RESISTER est un droit humain,
fondamental et imprescriptible.
Dois-je vous le rappeler ?
Eh bien, c’est fait !
