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2007 SERA-T-ELLE L’ANNÉE POUR LA PAIX ?

Le recours à la force s’avère partout impuissant à éteindre des incendies nés le plus souvent de problèmes identitaires, économiques et sociaux, les plus forts imposants leur domination au reste du monde. 2006 fut une année au cours de laquelle la  Paix aura été mise à mal . Faisons en sorte que  2007 soit celle de  la construction de la Paix dans le monde.

                En Europe,

     C’est le renforcement de l’extrème-droite qui défile et défie les démocraties. 

     C’est le refoulement impitoyable d’immigrants qui n’en peuvent plus de vivre la pauvreté dans des pays où conflits armés, corruptions et exploitations vont de pair.

     C’est l’existence de camps de travail forcé découverts en Italie du sud, conséquence des inégalités de développement au sein de l’U.E.

     C’est la montée de tous les « sans » avec leur cortège de galères.  C’est la montée de la violence offerte en vitrine chaque soir.

     En Espagne, l’attentat sur l’aéroport de Madrid a entraîné la rupture des négociations de paix en cours depuis le 22 mars . L’ETA par son comportement a exhumé climat et lois liberticides et plongé de nouveau l’Espagne dans la peur. Qui a intérêt à la rupture des négociations ? La paix au Pays basque ne peut être enterrée.

         

     Mais c’est aussi une lueur d’espoir avec l’engagement du processus de paix en Irlande du Nord,  avec la mobilisation de tous ceux et celles qui agissent pour le respect des droits au logement, au travail, ..., contre les expulsions et qui obligent à changer les règles.

 

En Amérique

            Le Mexique séparé des USA par un double mur de 1125 km flanqué de caméras et de gardes symbolise la guerre perdue contre la pauvreté : « entre 2000 et 2005, le nombre de pauvres est passé de 11,3% à 12,6% de la population ».(Business Week). Mais c’est aussi la marche partie de Oaxaca qui arrive à Mexico au bout de 3 semaines pour que le gouvernement apporte une réponse aux revendications : salaires, mesures  contre la corruption et l’autoritarisme de leur gouverneur.

            Au Canada, 56% de la population rejette les orientations de la politique étrangère de leur nouveau gouvernement élu en janvier 2006  : abandon du Protocole de Kyoto, réinvestissement massif dans l’armement, position contraire à celles de l’ONU dans le conflit israélo-libanais, absence non motivée au congrès sur le sida à Torento, …

            Aux Etats-Unis sont toujours emprisonnés cinq antiterroristes Cubains qui ont constitué un dossier, remis au FBI par La Havane,  sur les activités de la mafia de Miami.  Le gouvernement Bush protège les terroristes et multiplie les entraves à leur libération;

            L’opinion internationale exige la fermeture du camp de Guantanamo, et le respect du droit international. Ce camp est devenu la plaque tournante des prisons secrètes de la CIA.

            A Cuba, la population souffre depuis 1962 de l’embargo états-uniens contre l’île , la sanctionnant pour ses choix politiques.

            Dans quelques pays d’Amérique du sud, les besoins des peuples semblent être devenus la préoccupation des nouveaux dirigeants.

 

En Asie

                La Chine réaffirme sa volonté de « construire une défense nationale puissante ». Ses dépenses sécuritaires s’élèvent à 35,1 milliards de dollars soit une hausse de 14,7% en 2006 représentant 7,4% des dépenses fiscales budgétaires.

                Au Japon, Shinzo Abe, enfreint la constitution japonaise de 1947 en transformant le statut de l’Agence de défense en ministère de la Défense, l’autorisant à envoyer des troupes dans le cadre d’opérations militaires internationales.

                En Afghanistan, le pouvoir du président Hamid Karzaï reste limité à la capitale. La corruption gangrène son gouvernement. La culture du pavot a battu des records. Les femmes sont toujours victimes des islamistes. Des Afghans fuient vers le Pakistan. Les bombardements aveugles ont jeté les populations dans les bras des talibans qui sont de retour. Le peuple afghan devait être libéré!!!

                En Inde,  les dépenses militaires devraient se monter à 35 milliards de dollars dans 20 ans avec l’objectif de devenir une puissance navale de premier plan et de peser sur la politique étrangère du pays, selon son ministre de la Défense.

 

     

                 

                En Afrique

                Le conflit du Darfour  (300 000 morts et 2,5 millions de personnes en exode depuis 2003) s’étend au Tchad et à la Centrafrique, dans l’indifférence générale. Le pétrole et les richesses minières n’y sont pas étrangers.

                L’Éthiopie, poussée par Washington, est en guerre avec la Somalie contre les Islamistes.  Depuis  l’armée américaine a mené des attaques aériennes dans l’extrême sud opérant un retour dans ce pays à la situation chaotique, tuant des civils. Le président somalien prétend que « les Américains ont le droit de mener des attaques aériennes contre des membres d’Al-Qaïda où qu’ils se trouvent ». Aux Nations Unies, à la Commission européenne, en Italie, ces raids sont dénoncés comme porteurs d’escalades.

                La Corne de l’Afrique représente un intérêt stratégique : proximité du Moyen-Orient, contrôle du canal de Suez, aussi ne saurait-elle échapper à Washington et à son plan du Grand Moyen-Orient. La création d’un poste de commandement militaire pour l’Afrique,  s’appuyant sur la menace d’Al Qaïda via la Somalie, l’Ogaden, le Darfour, Djibouti, est envisagée au Pentagone.